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La famille Ghirardi et « La maison forte de chez Boget »

Ghirardi2A la sortie du chef lieu, sur la route du Salève, au lieu-dit « Chez-Boget », se cache un patrimoine remarquable du XVIIème siècle (voire du XVIème s.) dont on peut admirer la tour au nord. C’est la « maison forte » rénovée avec soin par ses propriétaires depuis plus de 50 ans : M. et Mme Ghirardi.

Il y a cinquante ans, venant de Carouge (Genève, Suisse), Pierre Ghirardi se promenait de ce côté du Salève que les Genevois connaissent peu. Il découvre au lieu-dit « Chez Boget » une demeure du XVIIème siècle qui lui plaît aussitôt. Il y est resté depuis…

En effet, son épouse et lui, non sans difficultés, en acquièrent d’abord la partie sud (soient la partie habitable et la moitié de la grange). La demeure est un bien indivis partagé par les quatre héritières du propriétaire. Ce n’est qu’une partie après l’autre, pendant près de vingt-cinq ans, que les Ghirardi peuvent finalement acquérir l’ensemble de la demeure.

Ghirardi4Ghirardi1M. Ghirardi est le descendant d’un forgeron italien venu sur le chantier du Gothard, et dont la famille s’est finalement installée à Genève. Il fait ses écoles à Plainpalais (quartiers de Genève). Il rencontre sa future épouse en 1957 lors d’une activité liée au scoutisme. Il est alors chef scout, elle est cheftaine des louveteaux, d’origine carougeoise. Ils ont quatre filles, lesquelles ont à leur tour des enfants. Douze petits-enfants agrandissent aujourd’hui la famille, si bien que les réunions de famille rassemblent vingt-cinq personnes.

Les rénovations et les aménagements commencent aussitôt, durant le temps libre (fins de semaines et vacances), avec beaucoup de soins, de précautions, de goût et de sens de la protection du patrimoine. Un « journalier » du village – qui « squattait » la partie sud - travaillera longtemps pour eux. Les découvertes se succèdent au gré des progrès de la rénovation, dont tout récemment une magnifique fenêtre à accolade du XVIIème siècle. Mais l’accomplissement le plus remarquable reste la réhabilitation de la tour, dont il ne restait que la base. Durant trois ans de travaux, la tour est reconstruite, en prenant modèle sur les proportions du petit château d’Etrembières. Dans les écuries, durant tout ce temps, se trouvaient jusqu’à sept ou huit chevaux.

Et depuis, les travaux de rénovation ne sont « jamais finis », comme le dit l’actuel propriétaire avec un sourire malicieux.

Ghirardi3Difficile de trouver toutes les archives relatives à cet édifice : il semblerait qu’il faille aller consulter jusqu’à Annecy voire à Chambéry. Ce que l’on sait pour l’instant c’est que la demeure a été successivement occupée par un chevalier (surveillance de la vallée ?), puis par des bonnes sœurs, qui y ont aménagé une école. Le propriétaire précédent partagea le bien en 1889 entre ses quatre filles, faisant murer les portes de chaque étage pour éviter les disputes.  

La demeure est absolument magnifique, magnifiques les travaux de rénovation qui ont su préserver l’authenticité de la demeure : lorsqu’on déambule dans les diverses salles, dont l’ancienne cuisine et la salle située sous la tour, on est dépaysé dans le temps, on a l’impression de se trouver au 17ème siècle.
C’est bien un joyau des siècles passés qui se trouve ainsi blotti dans les hêtraies du Sappey, à la sortie du chef-lieu.

Avril 2011

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